QUI SAURA ORGANISER NOTRE RESEAU DE TRANSPORTS ET DE COMMUNICATIONS ?

Le gouvernement d’Edouard Philippe, sous l’impulsion directe du Président de la République a mis au coeur du projet de l’Etat la maintenance des réseaux...

…de communications pour que tous nos territoires bénéficient du meilleur accès possible aux marchés, notamment numériques.

 

Dans le même temps, dans le domaine des transports « physiques », la Ministre Elisabeth Borne a concentré ses premières actions et les engagements de l’Etat sur les infrastructures lourdes : réseaux ferrés, gel programmé du canal Seine-Nord, soutien aux principales plateformes aéroportuaires, aux plateformes portuaires. Le premier objectif de la lettre de mission de la Ministre reste la stratégie des mobilités. Espérons que les assises de la mobilité permettent à cette stratégie de prendre corps.

 

Face à certains atermoiements constatés dans le passé concernant les équipements structurants, cette volonté de l’Etat d’assumer un développement cohérent et efficace des points de communication est une bonne nouvelle.

 

L’inspiration libérale de l’action publique ne se retrouve pas nécessairement dans les nouveaux efforts financiers qui sont demandés (imposés?) aux collectivités locales. Avec l’objectif d’améliorer les comptes publics, les finances locales ne permettront pas de faire faire face aux investissements « du dernier kilomètre » pour que les infrastructures lourdes pénètrent au plus proche des utilisateurs/usagers. Laisser les collectivités assumer le bout de la chaîne du transport sans leur en donner les moyens financiers n’est pas libéral, ce serait une retraite en rase campagne.

 

Si l’Etat se désengageait et se désintéressait partiellement de ce que font les collectivité locales des nouveaux moyens de communication, physiques ou digitaux, ces dernières auraient le plus grand mal à déployer un plan harmonieux et cohérent au service de leurs administrés.

 

Il est aisé de pointer du doigt les faiblesses de structures qui font le Grand Paris, il est facile de privilégier la création de Métropoles. Mais la réussite de nos territoires et leur désenclavement économique va nécessiter une vision d’ensemble impulsée par l’exécutif, permise financièrement par lui, pour être partagée et relayée par nos collectivités.

 

Sans cela, seuls les principaux opérateurs privés auront la capacité à proposer et déployer une vision d’ensemble du bon raccordement des réseaux aux besoins des usagers. Cette soumission des collectivités à un acteur économique privé ne serait pas nécessairement efficace ni économiquement avantageuse pour nos collectivités.

 

Face à ce tableau pessimiste où l’Etat assure le seul déploiement « industriel » lourd des réseaux de communication, quelques initiatives récentes rappellent que les collectivités peuvent proposer des visions originales de la gestion des infrastructures.

 

Mais sans plan d’ensemble concerté, ces initiatives ne témoignent pas d’une gestion optimale des ressources de la voie publique. C’est partiellement le cas de Paris, qui ne va pas au bout d’une logique de piétonnisation et mécontente automobilistes, cyclomotoristes, et logisticiens, sans pour autant aujourd’hui contenter cyclistes et piétons. C’est aussi le cas de nombreuses collectivités de périphérie, qui veulent attirer une population séduite par un foncier meilleur marché qu’en hyper-centre, et souhaitent bénéficier d’aménagements de circulations douces. Dans ce cas, tramways et voies cyclables mettent en danger l’équilibre entre circulations « citoyennes » et circulation de biens et services : plus de voies routières d’accès dédiées au marchandises (bruyantes, polluantes) et engorgement des routes partagées avec les automobilistes.

 

Il semble que l’effort d’assainissement de nos voies de communication engagé par l’Etat ne produise ses effets bénéfiques qu’avec un renforcement de la coopération intercommunale, des moyens financiers propres importants pour les collectivités locales. Bénéficier de réseaux de communication performants, c’est une nécessité d’aménagement du territoire qui a un coût certain. La question reste : qui paiera pour ces réseaux?

 

Frédéric Provotelle

 

Consultant affaires publiques

 

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