Réduire la dépense budgétaire par l'investissement

"La dépense publique française est parvenue au sommet ! Maintenant, c'est clair, les scandinaves peuvent aller se rhabiller devant une telle domination.

Et pourtant il va falloir revenir en arrière et vite...

 

C'est ainsi que Jean Xtophe Ordonneau ouvre l'article qu'il a rédigé pour le Think Tank INFRASTRUCTURE FRANCE, au lendemain de l'élection d’Emmanuel Macron.

 

 

« …Parce que nos voisins européens ne vont pas supporter longtemps le double discours de l'état français.

 

Parce que nos créanciers vont finir par s'apercevoir, et à tout moment, de la «créativité» de notre comptabilité publique.

 

Parce que le sens même de l'action de l'état français n'est pas de s'enfler telle la grenouille mais d'être un arbitre souverain et un serviteur loyal du pays.

 

Emmanuel Macron, inspecteur des finances, sait cela mieux que tous. Sa promesse de mettre en place une revue des 250 hauts fonctionnaires qu'il a la responsabilité de nommer en est une illustration.

 

Pour autant, il a aussi vécu de près la crise grecque. Il a vu les effets sur un pays d'une purge pour remettre tout à plat.

 

Voilà donc un nœud gordien que le jeune dirigeant va devoir trancher !

 

Il y a près de trois ans, j'ai fondé avec Thierry Lidolff, un think tank sur les infrastructures de transport, Infrastructure France.

 

Au fil de nos travaux, deux évidences se sont dessinées. Le réinvestissement dans nos infrastructures peut apporter une solution à ce problème si complexe et antagonique :

 

1.     Il est possible d'investir des milliards, de manière rentable, dans l'économie française afin de permettre une réduction parallèle de la dépense publique.

 

2.     Pourtant ces investissements ne peuvent compenser les réductions budgétaires s'ils sont menés dans le cadre administratif et juridique actuel.

 

Après avoir longtemps résistés à cette idée, les économistes, en France, semblent aujourd'hui tous d'accord pour admettre que les infrastructures doivent être évaluées sous une triple perspective :

 

1. D'abord un gain de temps

 

Un nouveau pont, la rénovation d'un réseau RER, une ligne de chemin de fer à grande vitesse font, dans un premier temps, faire gagner du temps à leurs usagers.

 

Mais ce premier gain ne permet pas de rentabiliser un investissement si important. C'est pourquoi, pendant longtemps, des économistes ont expliqué benoîtement que les infrastructures n'apportaient rien, d'un point de vue économique.

 

2. Ensuite, un gain de distance

 

Subitement, l'univers de choix des usagers s'étend. Un emploi qui se trouvait au-delà de la barrière des 40 minutes (la limite pour 94,5% des populations[1] dans le monde) se trouve maintenant à 30 minutes. Un commerce qui était à 30 minutes est maintenant à 20 minutes. Un lieu de récréation, autrefois à 45 minutes est maintenant à 30 minutes...

 

Peut-être que l'employé ne changera pas d'emploi mais son pouvoir de négociation vient d'augmenter. Son patron va lui pouvoir de son côté recruter des employés qui n'auraient jamais auparavant acceptés une offre aussi loin de leur base.

 

Ce second temps est plus long à se mettre en place (un à trois ans) mais à lui seul, il va justifier la rentabilité financière, économique ET sociale de la décision.

 

3. Enfin une adaptation du tissu local

 

Le troisième temps est encore plus long mais tout aussi impactant sur l'économie locale. C'est le temps de l'adaptation des infrastructures locales. Un immeuble de bureau devient rentable à construire, une zone commerciale prend du sens ou un lotissement devient possible...

 

Cette nouvelle analyse des infrastructures amène à identifier celles qui vont impacter le plus grand nombre et leur faire gagner le plus de surface d'action.

 

Voici donc ce qui nous a amené à mettre en avant trois chantiers à fort impact et grande rentabilité. Bien sûr ils ne sont pas les seuls mais nous avions des éléments chiffrés suffisants sur ceux-ci pour les utiliser.

 

Ils représentent un investissement de près de 50 milliards avec un retour sur investissement inférieur à trois ans. Ils peuvent se conduire sans fond publics.

 

Le deuxième aspect de notre propos est le cadre actuel administratif et légal. Il est tel que si le président décidait de lancer ces chantiers rien ne sera fini avant 20 ans. Et ce malgré leur intérêt économique certain pour les utilisateurs et pour une nation en train d'enfin réduire sa dépense publique !

 

Les recours de chaque partie ainsi que leur appel vont être la principale source de ces délais. Or, agissant dans un état de droit, ce n'est pas leur existence qui nous pose problème mais le délai de leur traitement.

 

Il convient donc de mettre, en parallèle d'une décision d'investissement massif dans les infrastructures, des moyens pour que la justice administrative et civile puisse faire son travail digne d'une grande démocratie comme la nôtre.

 

Surtout avec des chantiers qui grâce à leur rentabilité intrinsèque ne nécessitent pas de fonds publics !

 

Pour les plus courageux, voici le texte de la conférence de Jean Poulit expliquant les effets du transports sur l’économie, l'environnement et le social.

 

 

Jean Xtophe Ordonneau

 



 

Nos propositions

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