Comment Taxis G7 est ressuscité

S’il y a quelques années la transformation digitale des entreprises était un atout pour celles qui avaient franchi le pas, elle est aujourd’hui un requis fondamental. Le numérique a profondément modifié...

…la manière dont les entreprises communiquent, fonctionnent, et créent de la valeur. La mutation de Taxis G7 en est un bon exemple que décrit Erwin COTT, qui contribue au Think Tank, dans un article que nous publions.

 

La transformation digitale de Taxis G7 pour survivre face à la conurrence

 

Il fut un temps ou le service numéro un du Taxi en France représentait une expérience presque traumatisante pour ses clients. Bon nombre d’entre eux se voyaient refuser le paiement par carte, les prix des abonnements n’étaient pas consultables en ligne, le call center inutilisable en dehors des heures de bureau et les prix des abonnements astronomiques par rapport au service rendu.

Face à tous ces problèmes, la société Uber avait décidé de révolutionner le transport urbain en brisant les monopoles historiques des sociétés de taxi. Cette attaque a obligé Taxis G7 dans un premier temps à revoir son offre en proposant par exemple des véhicules partagés ou le WIFI à bord.

 

Plus globalement, la société décide de se moderniser : on ne dit plus Taxis G7, mais G7. L’entreprise a été forcée de combler son retard en matière de « notoriété digitale » : elle crée son application mobile. À la fois ergonomique et moderne, elle se différencie de la concurrence puisque l’application donne la possibilité de payer sa course, même si vous hélez un taxi dans la rue, sans avoir à passer commande au préalable (une petite révolution face au concept d’Uber). G7 investit également les réseaux sociaux en diffusant des campagnes de communication visant à redorer l’image des taxis.

 

Malgré son manque d’anticipation initial, l’entreprise G7 a su rebondir et reconquérir une partie de sa clientèle grâce au digital. Cependant, pour que le digital puisse aider les business classiques à survivre à l’arrivée de nouveaux entrants disruptants, ou prendre les devants et innover par rapport à la concurrence, certains écueils sont à éviter.

 

Être prêt au changement et dépasser les barrières du digital

 

Lorsqu’on décide de prendre le virage du digital et notamment lorsque l’on souhaite créer son application, le premier ennemi est le temps. Il y a parfois un délai incroyablement long entre l’idée de création d’une application mobile et sa mise en place (entre 4 mois et 1 an, si ce n’est pas plus). Pourquoi cette lenteur ? Tout simplement parce que l’expression du besoin n’est pas aisée et qu’elle peut évoluer. Il est en effet parfois difficile de pouvoir imaginer des choses sans les avoir en main. À cela, s’ajoute le « filtre » du prestataire ou de l’équipe informatique interne qui peuvent ne pas comprendre le besoin exact qui a pourtant bien été identifié. Enfin, le cycle d’élaboration d’applications mobiles est très long, car son processus de fabrication comprend différentes étapes : cahier des charges, design et conception ergonomique, développement et recette.

 

Deuxième barrière : les technologies digitales sont complexes notamment par rapport aux nombres de métiers différents et indispensables à la réussite d’une application mobile : développeurs dans de multiples langages de programmation, multiples systèmes d’exploitation des devices mobiles (iOS, Android, Windows), navigateurs web, hébergement serveurs, experts en cyber sécurité, UX designer, analyse des réseaux sociaux et data scientist pour analyser les données. Toutes ces ressources coûtent cher et sont actuellement difficiles à trouver sur le marché de l’emploi. De plus, l’évolution de toutes ces technologies est incessante et nécessite des personnes proactives qui se forment elles-mêmes en permanence en même temps qu’elles assurent leur activité.

 

Pour terminer, une priorité quand on souhaite aujourd’hui mettre en place une action digitale est de faire attention à l’expérience utilisateur qui est fondamentale pour s’approprier une solution, un service. Le grand public est devenu très exigeant en matière d’immédiateté du service attendu, de la qualité de celui-ci et de sa personnalisation. Par conséquent, un des principaux écueils à éviter - et dans lequel se fourvoient beaucoup d’opérationnels - est de projeter ses idées de solutions pour répondre à un besoin sans se mettre à la place de l’utilisateur final.

 

Par exemple, l’utilisateur aura-t-il une seule ou  deux mains libres pour sélectionner des éléments dans l’application ? Pourra-t-il se connecter à une solution de paiement qu’il utilise déjà par ailleurs ou bien devra-t-il encore ouvrir un nouveau compte d’une nouvelle solution de paiement ? Devra-t-il saisir des coordonnées personnelles sensibles (CNI, CB…) ou bien pourra-t-il utiliser des applis auxquelles il fait déjà confiance ? Autant de freins qui, s’ils ne sont pas étudiés à la loupe et adressés correctement, peuvent ruiner une application.

 

Conclusion

 

Face à des disruptions comme celle de Uber versus G7, tout est question de vitesse et d’usage. Aujourd’hui, ce n’est plus l’idée qui compte, mais la rapidité et la façon de l’implémenter. Par ailleurs, si la vitesse d’exécution est une composante du succès, la manière de penser puis de concevoir l’application mobile en est la clé.

 

Erwin COTT (CEO MobileR2D2)

 

Nos propositions

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Présidentielles:       "ADRESSE AUX CANDIDATS" Version 2

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