TGV « inOui » !

Un système vieilli boosté par l’approche de la concurrence : La nouvelle appellation du TGV verra le jour le 2 juillet sur la ligne Paris-Bordeaux. Le groupe se modernise à vitesse…

 

… accéléré – l’amélioration des services est fortement attendue ? Est-ce une prise de conscience de la part de la SNCF à la veille de perdre son monopole sur les lignes à grande vitesse en 2021 ?

 

« InOui », la communication est originale, mais la promesse est-elle crédible ?

 

Pour voyager entre Paris et Bordeaux en train, dès le 2 juillet, les usagers n’emprunteront plus le TGV, mais « inOui ». Cette nouvelle appellation sera annoncée officiellement lundi 29 mai. En rebaptisant son offre classique spécifique à la grande vitesse, tout en continuant à développer son offre low cost Ouigo, la SNCF vise 15 millions de nouveaux passagers sur ce segment d’ici à 2020.

 

Pour atteindre cet objectif « très ambitieux » – il y a 105 millions de passagers actuellement –, Ouigo sera plus largement déployé sur le réseau à grande vitesse, pour passer de 5 % à 25 % du trafic TGV. La SNCF estime que les nouveaux clients viendront pour moitié de l’avion, pour moins d’un quart du covoiturage, quand le tiers restant n’aurait pas voyagé.

 

Autre nouveauté pour Ouigo, lancé en 2013, alors que les départs depuis les gares éloignées des centres-villes étaient l’une des clés de ces TGV low cost – dans le but de réduire le coût du billet –, ils partiront également des gares principales à partir de 2018.

 

Agir avant la perte du monopole ?

 

Pour ceux qui doutent des effets de la concurrence sur la qualité de service… Le plus gros changement doit donc venir de l’offre TGV classique, qui va donc prendre le nom d’inOui, une déclinaison de la marque Oui (Ouibus, Ouigo…). « Le TGV reste le nom du train et du système, on continuera à dire “je suis dans le TGV”. Ce qu’on fait simplement c’est qu’on baptise un service qui aujourd’hui n’a pas de nom », explique Guillaume Pepy, la patron « communiquant » du groupe public.

 

La directrice générale de Voyages SNCF, Rachel Picard, parle d’une « transformation vers le service » - terme lourd de sens pour une entreprise qui avait peut-être oublié qu’elle est prestataire de services -  avec des agents formés pour « adopter une nouvelle posture vis-à-vis des voyageurs, qui est plus attentive, plus attentionnée », à bord ou à quai.

 

« Ça se fait par étapes, ça démarre le 2 juillet [avec l’ouverture de la ligne Paris-Bordeaux], et ça sera pour 80 % terminé fin 2018, et totalement début 2020 », a détaillé M. Pepy. Le Parisien rapporte que seize rames seront estampillées inOui au début de juillet. Puis cette appellation concernera les lignes Paris-Lyon, et Paris-Strasbourg d’ici à la fin de l’année.

 

« C’est sans augmentation de prix, il ne s’agit pas d’en faire un produit de luxe », assure encore le président de la SNCF, qui met en avant la baisse de 6 % des prix du TGV (hors Ouigo) depuis 2015. « Sans attendre la concurrence, on veut que le service soit considéré comme le meilleur », a assuré M. Pepy. Car c’est là tout l’enjeu de cette « transformation industrielle » : la SNCF va perdre son monopole sur les lignes TGV en 2021, et s’emploie donc à redorer son image.

 

2,5 milliards d’euros investis d’ici à 2020

 

Le groupe public va investir 2,5 milliards d’euros, mais y compris l’achat récemment annoncé de nouvelles rames TGV Océane (d’un coût de 1,5 milliard d’euros à lui seul) il a planifié un programme de rénovation des trains, l’installation de portes d’embarquement à quai pour libérer du temps au chef de bord qui n’aura plus à contrôler les passagers, la formation des agents et de nouveaux services numériques. Ainsi, le Wi-Fi sera – enfin - proposé à bord.

 

Dans le cadre de cette refonte, le site Voyages-sncf va être également repensé pour présenter plus clairement les différentes offres de la SNCF – y compris les autocars Ouibus ou le covoiturage Ouicar –, et rebaptisé « OUI. SNCF » : « Notre page de résultats explicitera de façon très claire chacune des offres qui seront proposées au client pour qu’il choisisse en toute connaissance de cause », a détaillé le directeur général du site, Franck Gervais.

 

Et la sécurité ?

 

Peut-on espérer encore que l’entreprise et ses dirigeants prendront leurs responsabilités dans les accidents de Strasbourg et de Brétigny dont les leçons tardent à être tirées.

Nos propositions

proposition Think Tank DIFF 12-10 .pdf
Document Adobe Acrobat 1.1 MB

Présidentielles:       "ADRESSE AUX CANDIDATS" Version 2

adresse aux candidats 23 12 16 2.pdf
Document Adobe Acrobat 1.1 MB

Actualité

jeu.

13

juil.

2017

Notre actualité

Lire la suite

sam.

27

mai

2017

TGV « inOui » !

Lire la suite