Notre plateforme numérique interactive : L’équité territoriale intéresse-t-elle les responsables politiques français ?

Nous avons mis en place une plateforme numérique interactive : L’équité territoriale intéresse-t-elle les responsables politiques français ?

Dans le prolongement de l’ « Adresse aux candidats à la Présidentielle », le Think Tank INFRASTRUCTURE FRANCE a décidé d’interroger les candidats aux Présidentielles pour connaître leurs engagements sur les enjeux d’aménagement du territoire, d’infrastructures, de réseaux et de mobilité.

 

Consultation pour les primaires de la gauche  des 22 et 29 janvier

 

La consultation démarre cette semaine sur le site Infrastructurefrance.fr avec la primaire des candidats socialistes. Elle se poursuivra, par la consultation des candidats déclarés à l’élection présidentielle.

 

Seize questions s’articulant sur 4 thématiques correspondant aux priorités définies par le Think Tank seront posées aux candidats :

 

- Créer les conditions de prospérité, de croissance et d’emploi ;

- Instaurer les mécanismes de développement des mobilités et des services ;

- Redéfinir le rôle de chacun des acteurs, publics et privés ;

- Redynamiser des écosystèmes des réseaux, des mobilités et des nouveaux services.

 

Les candidats pourront répondre directement sur la plateforme. Grace à celle-ci, les internautes seront en mesure de suivre en temps réel les questions et réponses. Les actualités seront également diffusées sur les réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn, Twitter).

 

Open-Dialog développée par la French Association for Civic Education & Participation,

 

La consultation se fait en ligne sur le site Internet d’Infrastructure France, grâce à la solution Open-Dialog développée par la French Association for Civic Education & Participation, association d’intérêt général dont l’objet est de renforcer la participation citoyenne via le numérique.

 

Infrastructure France a mis en place un partenariat avec Open-Dialog, souhaitant ainsi poursuivre sa contribution à la rénovation de l’action publique, notamment par le développement du débat, de la réflexion et du dialogue, sur les sujets d’intérêt général, en y associant l’ensemble des parties prenantes.

 

Les 16 questions qui seront posées

 

THEME 1 : Créer les conditions de prospérité

 

Question 1 : Etes-vous favorable à une « Rénovation en profondeur de la vie politique » ?

 

Compléments : Il n’y a pas, selon nous, de crise du civisme.  Car jamais les français n’ont été si actifs. C’est une crise qui concerne la classe politique – et aussi celle des médias en miroir non passif -  dans laquelle ils ne se reconnaissent plus. C’est une perte de crédit des systèmes de représentativité et des mandats électifs. Ce constat réinterroge les pratiques politiques (statut des élus, cumul avec différents mandats et avec le statut de fonctionnaire, renouvellement) et oblige les citoyens à repenser la question de la fabrique de l’action publique, des processus de décision et de leur justification auprès des électeurs et des citoyens.

 

Question 2 : Considérez-vous qu’il soit essentiel de « Proposer une Vison Forte au Pays » ?

 

Compléments :  Il est nécessaire selon nous de former et éduquer au « monde qui vient » : les transformations sont rapides et brutales et leur compréhension pose un souci de décrochage culturel et sociétal majeur. Il est également nécessaire d’adopter une Méthode : la mobilisation de tous. La fixation d’objectifs est importante à de nombreux égards. C’est essentiel pour la mobilisation sociale qui constitue le premier résultat. La société a besoin d’être orientée dans une direction donnée lorsqu’il s’agit de rechercher une prospérité durable. Or il est extrêmement difficile - au sein de notre univers court termiste, peu porté à la réflexion et au débat collectif - de construire un effort cohérent en direction de l’accomplissement du moindre de nos objectifs communs. L’adoption d’objectifs nationaux permet aux citoyens, aux organisations publiques et privées de s’entendre pour fixer un cap, et de se focaliser sur ce qui importe véritablement pour notre avenir. Tout objectif a donc pour second résultat de créer une « pression de groupe ».

 

Question 3 : Pensez-vous qu’il est impératif de « Rétablir une nouvelle équité territoriale » ?

 

Complément : Il est nécessaire, pour nous, de reconstruire une politique d’aménagement du territoire. Il faut combattre les égoïsmes territoriaux grandissants : centre/périphérie, urbain/rural, grande ville/ville moyenne, Région/Région. Il convient de donner à nos territoires – grâce aux réseaux -  des chances de prospérité, étendre leur marché du travail, accroitre l’accessibilité aux services, l’attractivité pour les activités économiques.

 

Question 4 : Estimez-vous qu’il soit nécessaire de « Revoir les compétences des collectivités territoriales » ?

 

Complément : Nous pensons que cette révision est urgente et doit se faire avant de poursuivre la décentralisation - sur les sujets de l’aménagement, de la mobilité, des équipements ; et pour mettre fin aux conflits et égoïsme territoriaux artificiels. Est-il raisonnable de conserver un tel nombre d’échelons ? Est-il efficace d’avoir 5 échelons compétents pour les questions de transport et de mobilité, sans compter la SNCF (ou la RATP et Le STIF en région parisienne) ou l’Europe (pour l’application des directives) ? Etait-il raisonnable d’ajouter l’échelon Métropole en région parisienne ? La réforme territoriale récente, outre qu’elle a incité à la coopération intercommunale, a ajouté des échelons, n’a pas clarifié fondamentalement les compétences, n’a pas osé traiter des villes et des départements, a imposé des grandes régions et des Métropoles sans moyens avec des contours dictés par des impératifs politiques. Elle n’a pas créé, bien au contraire, les incitations indispensables à la réalisation d’économies de fonctionnement à la mise en place de gouvernances - cohérentes sur leurs territoires et harmonisées au niveau national – efficientes et garantes de l’intérêt général à moyen et long terme.

 

THEME 2 Développer les mobilités

 

Question 5 : Etes-vous favorable à la proposition de « Créer les mécanismes de baisse des dépenses de fonctionnement et de relance des investissements » ?

 

Compléments : Il est nécessaire, selon nous, de mettre en place une comptabilité identique à celle s’appliquant à la sphère privée, obligeant, par exemple, à évaluer et provisionner les risques. Dans le prolongement, la mise en place d’une gestion patrimoniale s’impose, avec, en particulier, les amortissements indispensables à une transparence, plus précisément une « honnêteté » des comptes. De même, nous préconisons de réformer la TVA des collectivités territoriales, pour imposer son remboursement intégral et immédiat par l’Etat, et étendre ce remboursement aux domaines stratégiques pour les finances publiques et l’efficience des actions mises en place, en particulier dans le cadre des marchés publics de services (prestations, exploitation, entretien).

 

Question 6 : Pensez-vous que le principe suivant doit être affiché et appliqué : « Garantir une mobilité, qui est une liberté, pour tout un chacun » ?

 

Compléments : Selon nous, cette mobilité garantit un accès équitable vers l’emploi, le logement, les loisirs, les services. Les inégalités sont fortes et croissantes. Il convient de créer une nouvelle mobilité replaçant femmes et hommes en son centre, en améliorant les temps de déplacement, la ponctualité, la propreté, la sécurité, la convivialité, la confiance et la bienveillance.

 

Question 7 : Est-ce que « Veiller aux zones périurbaines et rurales et aux territoires enclavés et délaissés » constitue pour vous une priorité majeure ?

 

Compléments :  Ces territoires « périphériques » sont fortement touchés par le chômage et la pauvreté. Ils bénéficient de possibilités de mobilité notoirement inférieures aux zones urbaines en croissance, manquent d’équipements, de crèches, d’offre culturelle, d’éducation, d’activités économiques. Il est essentiel, dans le même esprit, de prendre en compte les catégories de population fragilisées, plus particulièrement les jeunes. Il est temps de combattre les égoïsmes territoriaux qui se développent plus que jamais, et de ne plus accepter les égoïsmes des secteurs moins exposées aux difficultés de la vie et de l’emploi.

 

Question 8 : Y a-t-il, selon vous, nécessité de « Relancer les investissements structurants » ?

 

Compléments : Ces investissements d’intérêt général ont très fortement décru ces dernières années. Pourtant ils sont facteurs de croissance et d’emploi, aux niveaux territorial, national et européen, par leur effet direct, mais surtout par leurs conséquences indirectes – et bien plus fortes – sur le développement des mobilités, des services, de l’emploi. Les infrastructures deviennent obsolètes et se détériorent faute d’entretien, d’innovation, d’investissement. La qualité de ces « services essentiels » se dégradent, et ils ne répondent qu’incomplètement aux besoins des populations.

 

 

THEME 3 : Définir le rôle des acteurs

 

Question 9 : Faut-il, selon vous, « Rétablir une planification des grands projets d’infrastructures et de services » ?

 

Compléments : Nous pensons que cette programmation pluri annuelle doit être rétablie et mise en place dans le cadre d’une instance nationale ayant l’autorité et la capacité à « voir et décider à long terme » et sur la base de mécanismes de décision et d’outils d’évaluation rénovés mettant les usages au cœur des processus. Le courage politique est indispensable à la mise en place de projets à moyen et long terme, il doit s’accompagner d’une sécurisation des décisions, d’une simplification des procédures et d’une clarification des consultations. Il faut passer de la politique de l’offre à celle du besoin. Les échelons régional et européen doivent également être associés à cette programmation.

 

Question 10 : Etes-vous d’accord avec l’idée de « Reconnaitre à sa juste place la route, la voiture et les véhicules de livraison » ?

 

Compléments : La voiture assure 83% des déplacements et est entrée de plein pied - comme la route -  dans l’ère de la sobriété et de la propreté. La voiture - comme les véhicules de livraison et de transport - devient propre, partagée, sobre et intelligente. Et elle sera demain autonome contribuant à assurer des circulations fluidifiées et sécurisées et à répondre à des besoins diversifiés et croissants. Et n’oublions pas sa plus grande utilité pour les habitants qui ne sont pas domiciliés dans les zones urbaines denses fort bien desservies – et à moindre cout -  en transports collectifs : évitons l’égoïsme de métropoles qui freinent au-delà du nécessaire l’accès des véhicules venant de l’extérieur – forme particulière d’égoïsme territorial.

 

Question 11 : Soutenez-vous le projet de « Redéfinir des politiques industrielles et de filières » ?

 

Compléments :  Cette redéfinition de politiques et de stratégies pour notre appareil productif ; Dans le domaine des transports, cela doit s’accompagner, selon nous, d’une restructuration des systèmes vieillissants, par la réforme d’EDF, de la SNCF ou de la RATP, par exemple.  Les infrastructures et réseaux, comme les mobilités et les énergies, concernent, en effet, plusieurs secteurs industriels stratégiques pour la croissance, la compétitivité, l’emploi. Les filières de la construction des réseaux et infrastructures représentent à eux seuls 350 000 emplois directs. L’innovation doit, selon nous, être une priorité. Les politiques industrielles et de filières doivent être refondées sous l’angle complémentaire d’amélioration des services aux habitants et aux entreprises.

 

Question 12 : Acceptez-vous de débattre de l’« Acceptation d’une contribution rénovée des usagers au financement des transports » ?

 

Compléments : L’argent public sera de plus en plus rare, qu’il s’agisse des impôts ou de l’emprunt.  Et les économies en fonctionnement ne suffiront pas à financer les investissements et l’exploitation des infrastructures et services de transport. Il en est de même des financements privés, dans le cadre des partenariats privé/public, par exemple qu’il convient par ailleurs de développer. La contribution au paiement d’un service est donc légitime, selon nous, sous peine de voir nos réseaux poursuivre leur dégradation et la qualité de service handicaper les mobilités qui favorisent croissance, emploi et équité territoriale.

 

THEME 4 : Redynamisation les écosystèmes

 

Question 13 : Etes-vous d’accord avec la nécessité impérieuse de « Porter une attention renouvelée aux secteurs majeurs délaissés » ?

 

Compléments : Dans ce cadre, bien des projets doivent être promus. Les ports, voies navigables, aéroports, travaux de préventions contre les crues, ou le fret ferroviaire, sont des secteurs dans lesquels la France est dotée d’atouts et de potentialités de développement considérables. Il faut selon nous une volonté forte et déterminée dans le temps pour définir et accompagner le développement de ces secteurs à reconquérir en y associant toutes les parties prenantes.

 

Question 14 : Partagez-vous le projet de « Réformer en profondeur l’administration et le statut des collaborateurs » ?

 

Compléments : Il faut, pour nous, permettre une transformation en profondeur de l’action publique. Il faut ouvrir la société – et y compris la sphère publique qui doit davantage s’y intégrer -  à la responsabilité et à la prise de risque plutôt qu’à leurs opposés : précaution et résignation. Cela emporte la révision, voire la suppression, du principe de précaution qui encourage les opposants en tous genres et n’encourage pas les administrations et décideurs publics à être plus efficients. Il faut, selon nous, reconsidérer la fonction publique et rapprocher ses mécanismes de recrutement et d’évolution du secteur productif : ses rigidités se sont développées malgré un discours contraire. Un Livre Blanc tous les trois ans, une réforme sur les passerelles entre fonctions publiques et avec le secteur des entreprises tous les ans, des reformes mensuelles sur divers sujets grades, avancements, promotions, télétravail, horaires et les primes tout récemment. Il convient de faciliter les mobilités et prises de responsabilités en interne à l’administration, et de rendre naturelle la mobilité entre l’administration et l’entreprise: c’est un pari sur les compétences, leur développement et leur valorisation. Des passerelles véritables entre le public et les entreprises, constitueront un levier déterminant pour le développement des partenariats et transferts d’expertises entre les deux sphères et l’ouverture d’un monde vers l’autre. Il faut créer, par une mobilité du public vers le privé, la baisse nécessaire des effectifs (en accompagnement du non renouvellement des départs).

 

Question 15 : Etes-vous disposé(e) à convenir qu’il faut « Reconnaitre réellement aux opérateurs privés des compétences et une légitimité dans la mise en œuvre d’actions d’intérêt général » ?    

 

Compléments : Cette reconnaissance de la légitimité des acteurs privés et des forces vives dans l’action publique doit accompagner la réhabilitation de l’initiative individuelle. Ces initiatives sont une opportunité pour chacun de s’engager et de créer de nouveaux leviers de prospérité individuelle et collective. Il convient de combattre les fausses croyances diffusées par les opposants aux partenariats public/privé qui, de fait comme les DSP, permettent avec efficience au privé de financer, construire exploiter et maintenir des équipements et services d’intérêt général. Cela permet, de surcroit, à l’administration de se concentrer sur sa mission de pilotage stratégique des secteurs concernés et de facilitation de l’initiative privée. Cela lui permet aussi d’intensifier ses actions dans les domaines régaliens.

 

 

Question 16 : Etes-vous favorable à la « Mise en place d’un Grand Plan pluriannuel d’investissement » ?

 

Compléments : Ce plan doit, selon nous, couvrir l’ensemble des réseaux et équipements de croissance et d’intérêt général, dans l’objectif d’assurer une équité des territoires : transports collectifs et individuels, eau et assainissement, énergie, très haut débit, bâtiment, logement. Ce plan de 5 ans porte sur 50 Milliards et est accompagné d’un Plan d’Urgence et de rattrapage de niveau comparable.  Compte tenu du déficit d’investissement et d’entretien dont souffrent nos principales infrastructures depuis quelques années, la priorité devra être à la modernisation et au développement des infrastructures existantes, à l’amélioration capacitaire, sans pour autant négliger les projets porteurs de nouveaux usages, de croissance et d’équité territoriale et sociale.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE
CP plate forme interactive presidentiel
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Nos propositions

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Présidentielles:       "ADRESSE AUX CANDIDATS" Version 2

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