Approche globale et pluriannuelle des infra des pays en développement

Les infrastructures qui sont déployées dans les pays en développement sont indispensables à leur l’économie et au bien-être social de leurs habitants. Toutefois elles ne sont que très rarement exploitées dans la durée,...

…entraînant des dysfonctionnements, et parfois même leur abandon nécessitant de nouveaux investissements.

 

Pour remédier à ce problème majeur, tout investissements doit être conçu, exploité, maintenu et modernisé dans la durée.  Il faut développer une approche globale sur plusieurs décennies intégrant les dépenses prévisibles et les recettes adéquates.

 

Cela revient à changer l’approche temporelle du financement des infrastructures en l’intégrant dans une approche globale et pluriannuelle. C’est le sens de nombre des propositions d’INFRASTRUCTURE FRANCE qui concourent à cet objectif.

 

Voir :  http://www.infrastructurefrance.fr/le-think-tank/propositions/

 

Car seule cette approche globale garantit la durabilité du patrimoine et la pérennité - en même temps que son évolution -  des services rendus aux usagers par ces infrastructures. Cette approche globale, souvent absente également dans les pays développés, permet aussi la meilleure allocation des ressources publiques et privées. Un article récent de Stéphane Madaule pour La Croix développe cette argumentation, nous le reprenons ici.

 

 

J. Armand

 

 

 

« Pour des infrastructures durables dans les pays en développement

 

Depuis des années, les pouvoirs publics des pays en développement et les bailleurs de fonds cofinancent de nouvelles infrastructures de base susceptibles d’améliorer les conditions économiques et sociales des pays récipiendaires. On construit donc des routes, des ponts, des barrages hydroélectriques, des systèmes production et de distribution d’eau potable, des centres de production et de distribution d’électricité, des hôpitaux, des artères destinées aux transports publics, des systèmes de drainage des eaux, des centres de collectes et de traitements des ordures ménagères et industrielles.

 

 

Ces infrastructures sont bien entendu utiles pour accroitre le développement économique et le bien-être social des populations. Le plus souvent, elles améliorent les conditions de vie, accroissent la compétitivité d’autres secteurs de l’économie, permettent la diversification par la mise à disposition d’infrastructures de base nécessaires à une plus grande efficience et un élargissement des processus de production vers de nouveaux secteurs d’activité.

 

Toutefois, ces infrastructures sont le plus souvent faiblement entretenues, mal exploitées et voient leurs durées d’utilisation singulièrement réduites. Il est effectivement très difficile d’avoir des tarifs assez rémunérateurs pour engendrer une rentabilité intrinsèque des investissements consentis dans les services publics marchands (eau potable, électricité, transports urbains, gestion des déchets urbains…). Les tarifs sont en général trop bas pour permettre un équilibre financier effectif des secteurs concernés et leurs relèvements très délicats, politiquement, car ils écarteraient de nombreux consommateurs du bénéfice de ces services ou feraient exploser les branchements illicites (eau, électricité).

 

De plus, les budgets de fonctionnement et de maintenance des infrastructures dont l’exploitation est déficitaire sont difficiles à inscrire, année après année, au budget de l’Etat, au budget de ces entreprises publiques. L’assiette fiscale des collectivités locales n’est en général pas suffisante pour assumer ce genre de dépenses. Si bien que ces investissements, quels que soient les engagements pris par les pouvoirs en place, ne sont que très peu souvent exploités dans la durée, entraînant des pannes et un raccourcissement de leur exploitation, voire un abandon se traduisant par le recours à un nouvel investissement.

 

Afin de remédier à ce problème, on pourrait réfléchir à une gestion de ce type d’investissements dans la durée, en mobilisant dès le départ le financement de la construction de l’infrastructure mais également le déficit d’exploitation prévisible de cette dernière. Si l’on finance sur prêt, il convient de prévoir une enveloppe pour la construction et pour l’exploitation déficitaire sur la durée de vie du projet. Le montant pour combler l’exploitation déficitaire serait logé dans un fonds au sein duquel il suffira de puiser à bon escient pendant toute la durée de vie du projet. Dans ce cadre, pourquoi pas ne pas imaginer des incitations à bien gérer (allègement de l’endettement), à relever les tarifs, à mettre en concession sous forme de partenariat public/privé (la construction et l’exploitation), ce qui devient possible même pour une exploitation non rentable immédiatement. Si le projet a recours à de la subvention, il convient de prévoir cette enveloppe complémentaire pour la maintenance et l’exploitation dans l’enveloppe globale nécessaire au projet.

 

Cela revient à changer l’approche temporelle du financement des infrastructures. Au lieu d’envisager qu’il s’agit de projets qui peuvent être autonomes en moyenne sur 5 ans à 7 ans, on accepte la réalité d’un appui financier dans la durée d’une infrastructure qu’il convient d’utiliser correctement sur une période allant de 15 à 30, voire 50 ans pour des barrages, et qui ne dégage peut-être pas une rentabilité financière immédiate. Le bailleur de fonds comme l’Etat sortent de la fiction d’une opération équilibrée au bout de 5 à 7 ans, ou d’engagements budgétaires futurs non tenus, pour s’engager dans un appui véritable dans la durée générateur de services réels pour les populations. »

 

Nos propositions

proposition Think Tank DIFF 12-10 .pdf
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Présidentielles:       "ADRESSE AUX CANDIDATS" Version 2

adresse aux candidats 23 12 16 2.pdf
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