Comment flécher l’épargne vers les infrastructures via l’assurance vie ?

A l’heure où les coupes budgétaires se font de plus en plus sévères, l’investissement public, notamment vers les infrastructures, est en danger. Faire appel à l’épargne populaire…

… serait-il alors le moyen d’amortir ce choc et de réconcilier les français avec leurs infrastructures de transport ? L’encours de l’assurance vie dépasse désormais les 1500 Md€ en progression de plus de 2 Md€ par mois de collecte nette depuis le début fin 2014.


Les placements en euros dans le cadre des contrats d’assurance vie voient leur rendement diminuer d’année en année avec la baisse des taux d’intérêt. Ils sont appelés à encore baisser par un effet de stock à mesure que les « anciennes » obligations servant les rendements encore élevés seront remplacées par des « nouvelles » souscrites aux conditions actuelles des marchés. Les gestionnaires de ces contrats sont donc à la recherche de diversification tout en limitant la prise de risque. Pour cela, ils se tournent notamment vers la dette émise par les collectivités territoriales.


Participer au financement de projets d’infrastructures portés par des acteurs privés est alors une alternative. Cela peut se faire soit en y investissant en direct, soit en achetant la dette émise à cette occasion. Ce type de placement offre une visibilité sur le long terme et un rendement attractif.


En souscrivant à des contrats d’assurance vie dédiés aux infrastructures, les épargnants participeraient au développement de leurs territoires. Les investissements retenus porteraient non seulement sur les réseaux mais aussi sur leur environnement immédiat (gares, pôles d’échange, plateforme multimodale…). Des emprunts obligataires à destination des particuliers ont déjà été émis avec succès par plusieurs régions.


Cette initiative qui s’inscrit dans un horizon de long terme gagnerait enfin à bénéficier d’une incitation fiscale pour le souscripteur et / ou les bénéficiaires de ce placement.


Mobiliser ainsi 5 milliards d’euros par an permettrait de couvrir près de 1/5 du financement des investissements en infrastructures de transport. Cela correspondrait à près de 4% des 149 milliards d’euros de cotisations en assurance vie de 2014.

 

Nicolas LELEU


NB : Les livrets d’épargne réglementés concentrent également une part importante de l’épargne des français mais leur encours stagne du fait de leur faible rémunération. Ils sont déjà fléchés vers des financements spécifiques tels que le logement social. Créer un nouveau livret dédié aux infrastructures a dés lors peu de chances d’aboutir. Cependant, le Gouvernement peut décider que ponctuellement une partie des moyens du Fonds d’épargne géré par la CDC puissent cofinancer des projets, comme cela a été le cas dans le cadre du dernier plan de relance.

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