La guerre des autocars ?

Les opérateurs d’autocars ont prévu d’ouvrir une cinquantaine de lignes d’ici fin 2015, et près de 200 d’ici fin 2016, après la libéralisation du secteur dans le cadre de la loi Macron,…


 

…plusieurs dizaines » d’entre elles ont déjà été ouvertes, « à titre expérimental et en anticipation de la loi. Les opérateurs prévoient des ouvertures  notamment sur des liaisons qui ne bénéficient pas de services ferroviaires directs », mais aussi des services de nuit. De nombreuses villes de taille moyenne (Bayonne, Besançon, Montpellier, Limoges, Orléans, Brive, Poitiers) et des aéroports seront également desservis par des arrêts intermédiaires.

 

Notre site a déjà traité de la libéralisation des transports de la Loi Macron :


http://www.infrastructurefrance.fr/2015/06/01/les-bouleversements-entrain%C3%A9s-par-les-transports-par-autocar/

http://www.infrastructurefrance.fr/2015/04/14/d%C3%A9verrouiller-l-emploi-et-l-activit%C3%A9-le-s%C3%A9nat-et-la-loi-macron/

 

Près de 200 lignes d’ici fin 2016 et 2000 à 3000 emplois d’ici 18 mois

Rappelons que le transport longue distance par autocar a été autorisé dans le cadre de la loi Macron, adoptée le 10 juillet.

« L’ouverture de près de 200 lignes est ainsi envisagée par les principaux acteurs d’ici fin 2016 », souligne le ministère, qui espère « la création de 2.000 à 3.000 emplois directs au cours des 18 prochains mois, à laquelle s’ajoutera l’activité induite sur le tourisme et le commerce local. France Stratégie avait évalué le potentiel de l’ouverture du marché à 22.000 emplois dans le secteur du transport routier à horizon 2025 ».

Par ailleurs, l’acquisition de nouvelles flottes d’autocars devrait permettre de créer davantage d’emplois dans la filière industrielle française  selon Bercy, qui avance également  un effort de formation professionnelle et la reconversion des conducteurs du transport routier de marchandise, secteur en difficulté.

 

 « Mutualiser les emplacements »

Emmanuel Macron a plaidé en faveur de l’autocar, qui « n’est pas un moyen de transport dangereux », et dont la libéralisation « ne doit pas accroître le caractère accidentogène. (…) Nous renforcerons, véritablement, dans le cadre de la formation, toutes ces exigences en termes de sécurité routière ».

Le ministère affirme également que la part du transport collectif dans les déplacements pourrait passer de 15 à 20 %, ce qui « contribuera à une réduction significative des émissions de polluants ».

Concernant les gares routières, Emmanuel Macron a souligné que certaines compagnies en « ont déjà (…), elles peuvent continuer à les développer ». Il les a incitées « à mutualiser les emplacements ».

Par la suite, il prendra, avec le secrétaire d’État aux Transports Alain Vidalies, « une ordonnance, qui est prévue par la loi, d’ici la fin de l’année, (…) afin de définir le cadre dans lequel ces gares routières pourront être développées et installées sur le territoire, qu’elles soient d’initiative privée ou d’initiative publique ».

 

Une concurrence féroce

Une demi-douzaine d’entreprises françaises et étrangères se sont d’ores et déjà positionnées, augurant d’une explosion de l’offre et d’une farouche guerre des prix. La concurrence sur le marché du transport par autocar sera assurément féroce.

 

L’offensive des entreprises allemandes et anglaises

Dernier acteur en date à se déclarer, l’allemand Flixbus, numéro un de l’autocar longue distance dans son pays. Le britannique Stagecoach  a commencé à tâter le terrain en inaugurant une liaison Paris-Toulouse avec ses Megabus, et quelques billets à 1 euro en prix d’appel.

Plusieurs PME du secteur, fédérées sous la marque Starshipper, ont également commencé à prendre position, proposant notamment des trajets Paris-Nantes ou Bordeaux-Lyon. Mais les plus offensifs seront sans doute les deux ténors du secteur, le groupe Transdev (leader du marché avec sa filiale Eurolines) et la SNCF, qui cultive de solides ambitions pour ses IDBUS.

 

Suppression des verrous et des contraintes

Tous attendent avec impatience la promulgation de la loi Macron. Car le secteur est aujourd’hui corseté par une réglementation malthusienne. Créer une desserte entre deux villes françaises n’est en effet possible que dans le cadre d’une liaison internationale. Stagecoach, par exemple, propose ses Paris-Toulouse dans le cadre de trajets Londres- Barcelone.

Autre frein : le nombre de voyageurs sur le trajet franco-français ne doit pas dépasser 50 % du total. Des verrous qui ont maintenu la part de marché de l’autocar dans les trajets longue distance à un niveau anormalement faible (0,05 %) si on le compare aux autres pays européens.

 

La riposte française

Le projet de loi préparé par le ministre de l’Economie devrait supprimer ces contraintes, et faire décoller le marché. Alors chacun se prépare pour le Jour J. Transdev peaufine son offre (qui sera lancée sous une marque créée pour l’occasion) depuis plus d’un an, et  a annoncé des lancements de ligne vers une quarantaine de destinations.

La SNCF discrète promet « une stratégie de riposte » qui s'annonce à la mesure des moyens du groupe. Les trains de l’entreprise publique vont sans doute perdre des clients avec l’essor de l’autocar, mais la SNCF n’entend pas pour autant laisser ce marché à d’autres, et a lancé pour cela IDBUS il y a 3 ans.

 

Colin Nohant

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