La force de l’innovation routière et automobile


La force de l’innovation routière et automobile

 

La route productrice d’énergie, l’industrie automobile construisant des plateformes de services, un appel aux projets innovants en matière routière,…

… autant de sujets parmi d’autres qui montrent le dynamisme d’un secteur qui constitue pour notre Think Tank comme un écosystème qui produit – comme depuis son origine – de la convivialité. L’avenir de la route qui a été l’un des premiers réseaux sociaux, passe par l’innovation. Nous illustrons notre propos par quelques actualités récentes.

 

Par ailleurs notre site a déjà évoqué des sujets semblables, notamment : la voiture du futur et les activités de l’IFSTTAR:


http://www.infrastructurefrance.fr/2015/02/09/les-innovatives-avec-la-voiture-du-futur/

http://www.infrastructurefrance.fr/2015/01/05/l-ifsttar-en-pointe-pour-la-recherche-et-l-innovation/

 

 

1.      L’énergie produite par la route

 

La route » intelligente et connectée du futur », la R5G, sera testée prochainement en Seine et Marne. Le conseil départemental a en effet conclu un accord avec l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (Ifsttar) permettant  de mettre une portion de la D199 à disposition de ce dernier qui y testera la nouvelle génération de routes françaises, R5G.

 

Quelle efficacité énergétique ?

Un  réseau routier est le réceptacle d’énergies aussi diverses que volumineuses, qu’il s’agisse de  vent, de soleil ou de frottement.  R5G est donc conçu pour produire l’énergie nécessaire à son exploitation, sa signalisation, sa maintenance, et même un excédent potentiel qui pourrait être revendu à des tiers.

Elle sera produite par plusieurs modes. Parmi eux, on trouve  l’éolien et le photovoltaïque, mais également des techniques moins connues. Des dalles piézoélectriques, qui génèrent de l’électricité lorsque l’on exerce une pression sur elles, et des systèmes de fluides caloporteurs (qui transportent de la chaleur) devraient ainsi être installés.

 

Une route connectée

Équipée de capteurs connectés, cette nouvelle route pourra communiquer en direct avec ses gestionnaires et ses usagers. À la manière d’applications, elle les tiendra informés en temps réel des conditions de production et d’acheminement des énergies, du trafic, de la météo, etc.

Les tests devraient débuter en 2017 pour un déploiement des nouvelles technologies à l’échelle nationale prévu entre 2020 et 2025.

 

 

2.      Les constructeurs automobiles, des entreprises de services ?

L’ubérisation du secteur

Le secteur des transports est en phase continue d’ubérisation depuis quelques années. Les constructeurs automobiles l’ont bien compris. Pour rester connectés avec les attentes de leurs clients, ils opèrent donc une mutation et se transforment en véritables plateformes de services.

 

L’auto-partage

Nissan, Opel, Ford, Audi, les constructeurs automobiles investissent tous dans l’auto-partage. Pour afficher leur engagement à réduire les embouteillages et la pollution en ville, ils misent sur cette nouvelle pratique qui permet d’optimiser l’utilisation des véhicules puisque moins de voitures circulent avec plus de passagers.

Mais, derrière cet engouement, l’enjeu est avant tout économique. Alors que l’âge moyen d’achat du premier véhicule ne cesse de reculer, les constructeurs espèrent initier les jeunes conducteurs à leurs véhicules en favorisant leur utilisation. Ensuite, on peut facilement imaginer que la conduite plus intensive d’un seul véhicule nécessite son remplacement plus fréquent !

 

Des formes de mobilité complémentaires

La diversification est aussi de mise dans la production. PSA, Kia, Ford, BMW ou encore Volkswagen développent des moyens de transports complémentaires. Depuis quelques années, lors des salons automobiles, ils présentent leurs nouveautés en termes de vélos ou de trottinettes électriques. Ces engins pliants ont l’avantage de tenir dans le coffre de votre voiture : c’est donc l’assurance pour les constructeurs automobiles de vous accompagner dans tous vos déplacements.

 

Des plateformes de services

Les constructeurs automobiles lancent également des applications permettant de calculer les itinéraires qui intègrent pleinement les nouvelles exigences de multi modalité.

On remarquera, par exemple, l’application Ha:mo développée par Toyota, qui intègre, entre autres, dans sa base de données les transports en commun ainsi que les possibilités de stationnement. Petit plus : le produit final permettra d’envisager un paiement sans contact, allant de la location d’une voiture à l’achat d’un ticket de bus ou de métro. Les constructeurs automobiles deviennent ainsi de véritables accompagnateurs de mobilité.

 

 

3.       La route du futur » intégrée dans les investissements d’avenir

 

Une convention d’engagements multipartite

Dans le cadre de la convention d’engagement concernant les réseaux routiers innovants pour la transition énergétique signée entre la Fédération Nationale des Travaux publics (FNTP), l’Union des Syndicats de l’Industrie Routière Française (USIRF), l’Institut des Routes, des Rues et des Infrastructures pour la Mobilité (IDRRIM) et le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, un appel à projet intitulé « Route du futur » partie du plan programme « véhicules et transports du futur » des Investissements d’avenir, vient d’être publié au Journal Officiel le 13 juillet 2015.

 

Un appel à projets pour des innovations routières

Cet appel à projet est doté de plusieurs dizaines de millions d’euros, gérés par l’ADEME. Il a pour objectif de sélectionner des projets d’innovation développant des technologies, des procédés, des services et des solutions industrielles ambitieuses, innovantes et durables en matière d’infrastructures routières, répondant aux préoccupations majeures des maîtres d’ouvrage routiers français ou internationaux et conduisant à un développement industriel et économique important des entreprises qui les développent.

 

L’enjeu de l’efficacité énergétique

L’efficacité énergétique des réseaux routiers est aujourd’hui un enjeu déterminant dans le contexte de la transition énergétique : 88% du trafic intérieur de voyageurs, 85% du trafic terrestre de marchandises, et 80% de la consommation énergétique de transports se fait sur la route.

 

Un levier pour structurer la filière

La convention d’engagement vise à structurer la filière relative aux réseaux routiers innovants pour la transition énergétique autour d’objectifs et de projets d’innovation communs, de réalisation de démonstrateurs – phares en associant l’ensemble des acteurs concernés. Nul doute que l’appel à projet sera un outil clé pour la mise en œuvre de cette convention. Les principaux gisements d’innovation identifiés concernent :

•             l’utilisation de techniques et de matériaux économes en énergie,

•             le recyclage de matériaux,

•             l’efficacité énergétique des équipements de la route,

•             la capacité de stockage et de restitution d’énergie thermique des chaussées,

•             l’intégration de production électrique (photovoltaïque, éoliennes, piézo-électricité),

•             la conception modulaire, permettant d’optimiser l’entretien ou le renouvellement,

•             la capacité dépolluante des revêtements,

•             la recharge électrique par induction.

 

Jean Armand

Nos propositions

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Présidentielles:       "ADRESSE AUX CANDIDATS" Version 2

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