Fondation Norauto : environnement, mobilité des personnes  

Carenews a publié récemment une interview relative à a fondation Norauto est une structure dynamique, placée sous égide de la fondation de France…

…Nicolas Martin en est le délégué général et elle intervient dans les domaines de l'environnement, de la sécurité routière et de la mobilité des personnes âgées ou handicapées. La fondation a été créée il y a dix ans selon les valeurs de l'entreprise, décrites par son fondateur, Eric Derville : "Tout comme les Hommes en bonne santé se doivent d’exprimer leur solidarité auprès de ceux qui en sont privés, de même l’entreprise en bonne santé se doit de faire jouer cette solidarité.”

 

Pouvez-vous expliquer comment vous vous êtes engagé dans le mécénat à la fondation Norauto?

 

Mon parcours pour arriver aux responsabilités qui sont les miennes aujourd’hui est plutôt original puisque j’ai découvert le mécénat il y a seulement un an et demi. Dès la fin de mes études je suis entré chez Norauto comme auditeur interne ce qui m’a permis de faire le tour de France pendant un an. À l’arrivée de mon premier enfant j’ai occupé un poste plus sédentaire en contrôle de gestion pendant cinq ans puis suis devenu chef de projet informatique. Au bout de six ans j’ai eu la volonté de changer de métier au sein du groupe Mobivia [holding de contrôle de Norauto]. Si on le souhaite on peut évoluer au sein de ce groupe en le faisant savoir.

 

 À condition de faire preuve de conviction, de montrer son envie et d’avoir les compétences. Après plusieurs échanges avec la déléguée de la fondation qui quittait son poste je me suis porté candidat et suis devenu à mon tour délégué général. Avec l’intention de capitaliser sur ce nouveau métier en gardant un pied sur le terrain avec des missions orientées sur les préoccupations des salariés de l’entreprise. C’est dans cette optique que je fais partie d’un groupe de travail sur l’innovation et que j’appartiens au comité qui développe la politique RSE du groupe. Beaucoup de personnes ayant des postes semblables au mien sont issus de la communication et du marketing. Mon expérience en gestion de projets me permet d’avoir une approche différente des projets des associations dans leur gestion comme dans leur financement.

 

Quelles sont les domaines d’intervention de la fondation?

 

La fondation qui a fêté ses dix ans en février dernier a été créée par Eric Derville, le fondateur de Norauto. Pour pérenniser les valeurs fortes du groupe ancrées sur l’environnement et la sécurité routière. En y ajoutant un troisième axe, celui de la mobilité des personnes âgées ou handicapées. Notre souhait est de rester sur nos métiers : route, environnement (biodiversité des bords de route), mobilité. L’idée est d’entreprendre pour que dans le monde l’homme soit durablement mobile. La fondation Norauto placée sous l’égide de la Fondation de France lance chaque année aux associations un appel à projets avec trois dates de clôture. La fondation dispose d’un budget de 300 000 euros par an. Elle finance cinquante à soixante projets par an, soit environ un tiers des candidatures reçues et pour un montant compris entre 1 000 et 12 000 euros par projet. Le budget alloué est en moyenne de 6 000 euros.

 

Des exemples de projets soutenus: la pose d’une barrière à amphibiens sur une route du Pas-de-Calais, pour séparer un lieu de reproduction des grenouilles et une zone d’habitation; le financement très onéreux de l’aménagement d’un véhicule pour transporter les personnes à mobilité réduite afin d’éviter la désociabilisation de celles-ci ; la création à Toulon d’une auto-école sociale pour favoriser l’insertion des jeunes par la sensibilisation à la sécurité routière. Cela permet une découverte réciproque du monde de l’entreprise et du monde associatif puisque les jeunes ont des cours de mécanique dispensés dans nos ateliers par le personnel de Norauto. De toute façon un projet financé par la fondation est toujours parrainé par un collaborateur de Norauto.

 

Outre le financement de projets associatifs la fondation a noué des partenariats de long terme avec des organisations comme le CEREMH (Centre de ressources et d’Innovation Mobilité et Handicap), Humanité et biodiversité, la Fédération française Handisport ou encore le Conservatoire d’Espaces Naturels du Nord – Pas-de-Calais.

 

Quel regard portez-vous sur l’évolution du mécénat ?

 

En interne nous menons une réflexion sur « comment passer du plaisir de donner au plaisir d’être utile ». Nous essayons de capitaliser sur les projets déjà financés en partageant les expériences, y compris avec d’autres mécènes. Nous cherchons à être le plus efficace possible (comment raccourcir les délais entre la demande et l’attribution d’une subvention) et aussi à mesurer le résultat des actions menées.

 

Traditionnellement dans le Nord des choses sont faites avec de grands philanthropes mais cela reste très discret. De plus en plus on doit le dire aux clients comme aux collaborateurs pour répondre aux préoccupations des citoyens sur la responsabilité sociétale. Nous allons dans ce sens avec d’autres intervenants comme Admical.

 

Par ailleurs le monde associatif a vocation à être innovant car il se situe souvent sur des territoires où ni l’Etat ni le secteur privé ne sont positionnés. On a beaucoup d’enseignements à tirer de ce qui est fait pour apporter des solutions à des besoins croissants (autopartage de véhicules, autolibs aménagés à Strasbourg, vélos cargos à Beauvais….). On a aussi la possibilité d’explorer des territoires inconnus en prenant des risques.

Nos propositions

proposition Think Tank DIFF 12-10 .pdf
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Présidentielles:       "ADRESSE AUX CANDIDATS" Version 2

adresse aux candidats 23 12 16 2.pdf
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