Les transports, atout majeur de la compétitivité européenne

Le haut niveau des infrastructures et  services constitue un atout majeur dans la compétition globale. Pour autant il y a nécessité de poursuivre la modernisation des transports…

…Ce sont deux constats majeurs qu’établit  TDIE, dans le rapport publié fin 2014 relatif à la politique européenne commune des transports (PCT).
 
Parmi les 10 propositions formulées par le rapport,  figure – concernant la question majeure du financement – la mise  en place d’une tarification des infrastructures routières (Euro vignette). Cette tarification a vocation à  « prendre en compte les coûts d'investissement et d'usage ainsi que les effets externes, de manière harmonieuse entre modes de transport. »
 
Intégrer l’impératif de l’emploi dans le cadre d’une  vision durable
 
Le temps est venu, selon TDIE,  d'équilibrer autrement les visions stratégiques, d'insister sur la santé de l’industrie du transport, sur la création d'emploi, sur les liens entre politique des transports et politique de l'énergie et de l'environnement, sur la qualité et la cohérence des réseaux.
 
La politique européenne commune des transports (PCT) est-elle une réussite ? Bien entendu une politique et son contenu  doivent se comprendre en fonction du contexte dans lequel elle a été élaborée. Or, les réalités  économiques et politiques ont considérablement changé depuis 50 années.
 
Les acquis de la politique européenne
 
La PCT a permis l'intégration économique progressive de l'Europe, qui constitue désormais une région dans l'économie mondiale. Pendant des années, les échanges intracommunautaires de marchandises ont crû plus rapidement que les échanges extracommunautaires, à périmètre constant de l'Union (dénommée alors Communauté). De surcroît, le périmètre politique et économique s'est élargi.
 
Ce mouvement de fond fait de ruptures et discontinuités, a conduit à des alternances de  phases de croissance rapide, de désindustrialisation, de mondialisation, de crise financière. Après l'expansion fordiste alimentée par les économies d'échelle, les gains de productivité et la facilitation des échanges et des transports, le choc pétrolier de 1974 a été suivi d'une phase de restructurations, de moindre croissance, de mise en place d'un nouveau mode de gestion industriel et commercial flexible et "à flux tendus". La fonction logistique est montée en puissance, tandis que la mobilité des personnes continuait de croître pour toutes les distances de déplacement.
 
Le haut niveau des infrastructures et  services, atout majeur dans la compétition globale
 
Au bout du compte, considère TDIE,  le système de transport de personnes comme de marchandises a su répondre pour l'essentiel aux besoins d'une société européenne qui a profondément changé.
 
Dans les comparaisons internationales, la dotation en infrastructures et en services de transport de haut niveau est aujourd'hui un des atouts de l'Europe dans la compétition globale. La filière de transport (génie civil, fabrication de matériel de transport, exploitation des réseaux) est même un des principaux domaines exportateurs de l'Europe dans le reste du monde.
 
Nécessité de poursuivre la modernisation des transports
 
Pour autant, la situation actuelle de croissance ralentie ne doit pas masquer la nécessité de poursuivre la modernisation du système de transport, tant en termes de volumes à traiter que de qualité des prestations et de réduction de leurs nuisances
 
Il convient de rappeler l'ampleur des problèmes à résoudre. Ceux-ci touchent l'organisation des transports, leur impact sur l'environnement et leur dépendance du pétrole, la difficulté à financer les infrastructures nouvelles ou le simple entretien du stock existant, le fonctionnement du marché unique dans le respect des réglementations sociales.
 
Les propositions stratégiques de TDIE
 
TDIE précise que l'ensemble des propositions  ont le statut d'orientations stratégiques, telles d'un groupe de travail polyvalent peut les établir, et qu’il reste un travail d'affinage technique, juridique et politique à réaliser.
 
1.      Les entreprises et l'emploi
 
« Faire un diagnostic de l'efficacité et de la compétitivité de l'ensemble de la filière des transports européenne (construction et gestion des infrastructures, énergie, matériel de transport, exploitation des réseaux de transport et logistique, etc.) et mettre en place une politique industrielle visant à la robustesse des entreprises européennes, leur compétitivité internationale et leur contribution à la création d'emplois en nombre et en qualité. »
 
2.     Questions sociales
 
« Pour établir un marché unique concurrentiel et non faussé, établir par étapes un socle social commun dans les différents modes de transport, dans le respect de la libre circulation des travailleurs et de l'égalité de leur rémunération et de leurs conditions de travail dans un pays donné quel que soit leur pays d'origine (en adaptant convenablement la directive "détachement"). »
 
3.      Lutte contre le changement climatique et transition énergétique
 
« Établir un plan d'ensemble visant à découpler la croissance économique et la croissance des nuisances locales et globales du secteur du transport (pollutions et émissions de gaz à effet de serre), en mobilisant tous les moyens de l'action publique : pénalités financières et subventions, fixation de quotas, marché des permis d'émission, normalisation technique, soutien à la recherche et à l’innovation, etc. Mettre la politique commune des transports en harmonie avec la politique de l’énergie et la politique de l'environnement de l'Union. »
 
4.     Intégration des corridors et des réseaux
 
« Développer la gestion intégrée de corridors de fret ferroviaire (coopération des gestionnaires des infrastructures, mise à niveau technique graduelle à l'horizon 2030) et développer les ports maritimes comme des plates-formes logistiques fortement reliées à leur hinterland terrestre en utilisant tous les modes dans leur domaine de pertinence : route, fer, voie d'eau, cabotage maritime. »
 
« Établir une billettique (information, tarification, émission des titres) commune aux opérateurs de transports et couvrant les déplacements de voyageurs de bout en bout. »
 
4.     Planification, financement et tarification des infrastructures
 
« Compléter le réseau transeuropéen d'infrastructures de transport, homogène et interconnecté, en s'appuyant sur le Mécanisme pour l'interconnexion en Europe (MIE, Connecting European Facility) et sur le plan de relance des investissements de réseau (énergie, télécommunications, transports soutenables) annoncé par le président de la Commission, M. Juncker. » 


« Mettre en place une tarification des infrastructures, et notamment une tarification routière (Euro vignette) prenant en compte les coûts d'investissement et d'usage ainsi que les effets externes, de manière harmonieuse entre modes de transport. »
 
5.     Unification ferroviaire, ciel unique et grandes technologies
 
« Unifier le réseau ferroviaire européen à travers le volet technique et le volet ferroviaire du 4èmepaquet ferroviaire. L'interopérabilité sera améliorée en stabilisant et généralisant le système de gestion du trafic ERTMS, en renforçant l'Agence ferroviaire européenne, en soutenant le programme de recherche et de développement Shift2Rail, etc. La gouvernance sera rendue plus transparente et efficace en établissant des règles claires de séparation des gestionnaires d'infrastructures et des entreprises ferroviaires et d'égalité de traitement, en renforçant les structures de régulation. »
 
« Mettre en place le ciel unique européen par la mise en œuvre du système SESAR de gestion du trafic aérien. Veiller à l'équilibre des accords d'accès aux marchés du transport international quant à la pérennité des entreprises européennes. »
 
« Soutenir la contribution des techniques d'information au meilleur usage de l'ensemble des systèmes de transport (transports intelligents. »
 
Conclusion du rapport : vers une nouvelle étape de la politique
 
« La concurrence était, avec le respect de l'environnement, l'option majeure des Livres blancs successifs et des textes législatifs qui les ont mis en œuvre, avec pour objectif de pousser les entreprises à innover pour améliorer leurs services et réduire leurs coûts et leurs prix, au bénéfice des consommateurs. Les divers modes de transport sont à ce jour largement concurrentiels ou sur le point de l'être. Le temps est venu d'équilibrer autrement les visions stratégiques, d'insister sur la santé de l’industrie du transport, sur la création d'emploi, sur les liens entre politique des transports et politique de l'énergie et de l'environnement, sur la qualité et la cohérence des réseaux. Une nouvelle phase de la politique européenne des transports s'ouvre. Ces propositions n'ont d'autre objectif que de contribuer à ce nécessaire renouvellement. »
 

Nos propositions

proposition Think Tank DIFF 12-10 .pdf
Document Adobe Acrobat 1.1 MB

Présidentielles:       "ADRESSE AUX CANDIDATS" Version 2

adresse aux candidats 23 12 16 2.pdf
Document Adobe Acrobat 1.1 MB

Actualité

jeu.

13

juil.

2017

Notre actualité

Lire la suite

sam.

27

mai

2017

TGV « inOui » !

Lire la suite