Grand Paris Express gagné par bien des peurs

Le processus de construction s'accélère et des inquiétudes se font jour, même si les enjeux humains et d’emploi sont confirmés avec la construction prévue de 70.000 logements…

… par an et la création de  plusieurs centaines de milliers d’emplois. C’est un projet d’ampleur, dont le coût s’élève à  25 milliards d’euros, et qui doit changer le quotidien de plus de  8 millions de voyageurs empruntant chaque jour le réseau de transports francilien.

 

Des craintes diverses

 

Mais bien des peurs surgissent. Celles-ci sont certainement générées par des choix initiaux qui n’ont pas été faits dans une gouvernance équilibrée entre les différentes parties prenantes : les décideurs administratifs, les élus, les services chargés des contrôles juridiques, les opérateurs privés, les financeurs.

 

Réduire la durée du déplacement, pari possible ?

 

« A moyen terme, 90 % des Franciliens habiteront à moins de 2 km d’une gare. Et le temps de transport quotidien, qui n’a cessé d’augmenter, redeviendra raisonnable », indique la Société du Grand Paris. Par ailleurs,  le projet doit favoriser un meilleur « équilibre des territoires », entre Paris et sa banlieue, entre l’Est et l’Ouest, entre territoires riches et pauvres… Il présente enfin des enjeux importants en termes de logement, mais aussi d’emploi.

 

18 000 emplois dans les travaux publics d’ici 2018

 

Ce chantier représente 18 000 emplois d'ici à 2018 que les acteurs publics et privés veulent orienter, à travers une convention signée jeudi, vers les Franciliens, et surtout les jeunes et les moins insérés.

 

Ces 18 000 emplois se répartissent dans 19 métiers: 6 000 emplois liés au renouvellement normal des salariés et 12 000 générés par le projet.

 

15000 emplois induits par an

 

Avec ce chantier de construction, la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) envisage  10.000 emplois non dé localisables pendant les quinze à vingt ans que dureront les travaux. Le site du Grand Paris évoque quant à lui 15.000 emplois induits chaque année.

 

Une  « convention cadre régionale emploi-formation pour les marchés liés à la construction du réseau de transport du Nouveau Grand Paris» a été signée  entre l'Etat, la région Ile-de-France, Pôle Emploi, les Missions locales de l'emploi, l'Education nationale, la SGP et les représentant des fédérations de travaux publics de l'Ile-de-France et des Scop de BTP IDF-Normandie-Centre.

 

L’ambition est de  faciliter les relations entre les parties prenantes pour mettre en cohérence les qualifications des salariés et  les poses

 

Les inquiétudes du monde économique

 

Les investisseurs privés aimeraient que le Grand Paris aille plus vite, ne s’abime pas - au sens propre du terme - dans les péripéties administratives et les lourdeurs  d’une gouvernance compliquée. De nombreux aspects  alourdissent effectivement  le projet et nuisent  à son image. En effet, ce chantier  devrait mettre en valeur à l’étranger notre savoir-faire national.

 

Un forum de Paris Ile-de-France Capitale économique vient de montrer cette impatience. Même si les calendriers et les priorités ont connu des amputations dommageables au projet initial, le financement du Nouveau Grand Paris est assuré, l'Etat s’étant engagé sur   26 milliards d'ici 2030. Toutefois, le monde économique a des inquiétudes et l’a exprimé lors du  forum de Paris Ile-de-France Capitale Economique.

 

Les partenariats publics privés font peur !

 

L'idée même du recours aux partenariats publics privés pour les infrastructures reste dominante, dans un management et une gouvernance du projet largement dominée par le public ; ceci explique-t-il cela ? C’est  le cas, par exemple,  pour  la ligne 18 du Sud du Grand Paris, avec ses 35 km et ses 10 gares, reliant Orly à Versailles et desservant Saclay.

 

Un auttre souci du projet est de  concilier les temps, car l’aménageur travaille à 10 ans, le promoteur sur 3 ans,  l’investisseur sur 6 ans.

 

La grande peur des investisseurs tient en fait aux «  prises de positions personnelles des élus » qui peuvent tout ralentir et compliquer l’avancement technique et entamer la confiance des  financements internationaux.

 

Jean Lemierre,  président de BNP Paribas a présenté  les propositions de Paris Ile de France Capitale Economique : « gagner en créativité et délais » de manière à diviser par deux les délais des opérations dans le cadre du Grand Paris et à « recourir systématiquement au levier financier et humain qu'offre l'aménageur privé ». 

 

Risque de  patinage sous le poids des procédures

 

La construction du super métro parisien impose de nouvelles méthodes de travail et des procédures adaptées à l’ampleur du projet. Pour l’instant, le calendrier est encore tenu ; mais  à marche forcée, et la machine chauffe et donne des signes de fébrilité, par des interventions et des prises de positions très diverses.

 

Les investisseurs étrangers et les industriels français se plaignent de la lourdeur des procédures pour développer leurs affaires en France et  ont un « allié » inattendu. La Société du Grand Paris (SGP), qui est en charge de la réalisation du futur métro de rocade de la région parisienne, pourrait être victime des mêmes lourdeurs.

 

Simplifications des procédures

 

Directement concerné par les travaux du Grand Paris, le gouvernement en a pris, peut être tardivement, conscience et a déjà pris plusieurs initiatives de simplification. La première est l’inscription dans la loi de transition énergétique d’un amendement sur les tréfonds (sous-sol des parcelles).

 

 Lorsqu’elle sera votée, la SGP ne sera plus tenue de les acheter. La déclaration d’utilité publique de la ligne lui permettra de commencer à creuser les tunnels et d’indemniser les propriétaires a posteriori. 

Des dizaines d’enquête publiques

 

Les enquêtes publiques et environnementales ont été faites pour un tronçon de ligne, mais  elles sont à refaire pour chacune de ses gares : 69. Cette question n’est pas réglée, mais la SGP a bon espoir d’être dispensée de ces enquêtes sur les gares. Elle demande par ailleurs  une procédure unique simplifiée pour  les études à fournir pour chaque gare : loi sur l’eau, installation classée pour l’environnement, défrichement, protection des espèces naturelles animales et protection des espèces naturelles végétale.

 

Par ailleurs, le projet de loi Macron («  fourretout » pour certains. Mais il faut bien s’y ranger objectivement, elle contient bien des mesures pragmatiques libérant l’économie- pas assez peut être – dans bien des secteurs)  prévoit une ordonnance pour sortir de l’impasse.

 

J. Armand

Nos propositions

proposition Think Tank DIFF 12-10 .pdf
Document Adobe Acrobat 1.1 MB

Présidentielles:       "ADRESSE AUX CANDIDATS" Version 2

adresse aux candidats 23 12 16 2.pdf
Document Adobe Acrobat 1.1 MB

Actualité

jeu.

13

juil.

2017

Notre actualité

Lire la suite

sam.

27

mai

2017

TGV « inOui » !

Lire la suite