Seine nord: 4,5 milliards, 50 000 emplois

4,5 milliards d'euros d’investissement, 14000 emplois à moyen terme et 50 000 à long terme,  voilà comment un projet d’infrastructure vieux de plus de trente ans contribuera à l’emploi …

…et à la prospérité du pays, et en particulier d’une  région française qui s’est toujours battue pour ce projet : la Picardie.

 

Une société de projet, comparable à celle du Grand Paris, va être créée pour finaliser le financement du Canal Seine-Nord. C’est un  nouvel espoir.

 

L’abandon du PPP alourdit la facture en crédits budgétaires

 

Oublié le partenariat public-privé (PPP) qui devait boucler le tour de table initial. Les 4,5 milliards du canal seront financés à près de 25 % par les collectivités territoriales, ce qui représente une ponction considérable sur leurs budgets déjà amputés en fonctionnement et freinés en investissement.

 

C’est sous la pression de l’Etat que les collectivités ont finalement accepté ce montage financier qui remplace un PPP qui a si mauvaise presse… Le projet, après retrait d’un certain nombre d’éléments qu’il faudra bien financer un jour, semble moins couteux au départ.

 

Un projet « cher au cœur » des picards

 

C’est la Picardie, qui s’est depuis plus de tente ans, le plus battu pour ce projet : la Région avec Charles Baur. La presse et les responsables politiques lui ont rendu hommage,  il y a quelques semaines, pour son action de bâtisseur. Durant chacun de ses mandats, il aura,  mais aussi les Présidents successifs  de la Somme, défendu et relancé ce dossier, inlassablement.

 

Notons également la combativité locale et surtout nationale de Stéphane Demilly sur ce projet. La Picardie s’est toujours battue pour développer sur son territoire les infrastructures nécessaires à son développement économique, avec notamment les autoroutes A16, A29, A28 ou la gare TGV que la Région, sous la présidence Baur, ont porté. Pour l’A29, Amiens - Saint Quentin, c’était la première fois en France qu’une collectivité apportait sa part financière à la subvention d’équilibre de l’’Etat, conditionnant ainsi la mise en œuvre de la DSP.

 

Relier les ports normands et belges

 

Repoussé une nouvelle fois il y a quelques années, ce canal de 110 km de long permettra de relier les ports de Normandie à ceux de Belgique. D’après les experts, le chantier du canal devrait créer de 12.000 à 14.000 emplois directs et  50.000 autres postes pourraient être créés d’ici 2050.   Rappelons, l qu’au cours de ces décennies, les régions Picardie et Nord Pas de Calais n’avaient jamais su s’accorder pour défendre ensemble ce projet auprès de l’Etat, malgré les propositions de coopération faites par la Picardie.

 

Une priorité économique  pour la France

 

Les bassins du Nord Pas-de-Calais et de la Seine représentent 60% du trafic fluvial en France. Or, la faible capacité de transport du canal du Nord qui relie actuellement ces deux bassins  ne permet pas la circulation des convois à grand gabarit. Le futur canal Seine-Nord Europe devrait faire disparaître ce goulet d'étranglement et permettre aux convois emportant jusqu'à 4 400 tonnes de circuler sans encombre.

 

Autre avantage, ce projet développera l'économie locale et régionale. Rien que la construction du canal devrait permettre de créer 12 000 à 14 000 emplois directs ou indirects.

 

Une infrastructure européenne

 

La fluidité de la circulation fluviale ne s'arrête pas dans les terres. Cette jonction va aussi pouvoir raccorder les grands ports maritimes européens. Dunkerque, Anvers, Rotterdam, Le Havre, Rouen et Zeebrugge (France-Belgique-Pays-Bas).

 

500 000 camions de retirés de la route

 

A grande échelle, le canal Seine-Nord Europe contribuera à réduire les rejets C.O.2. La capacité de transport fluvial pourra permettre de retirer 500 000 camions des routes chaque année. Plus localement, le canal limitera les crues de l'Oise.

 

Zones d’activités et  plateforme multimodales

 

La Picardie est concernée au premier chef par ce corridor fluvial puisque 85 kms du tracé, la partie stratégique, traverse son territoire. Les élus picards sont bien décidés à faire bénéficier leurs territoires de cette infrastructure en créant des zones d'activité en bordure de canal (plateformes multimodales de stockage, de manutention et de transport par exemple) et en développant le tourisme notamment nautique ; l'objectif étant de fixer de la richesse et d'accéder aux marchés d'exportation pour des territoires sinistrés par les crises successives.

 

Le budget n’est toutefois pas bouclé

 

Reste à connaître le montant exact de la participation de l’Union européenne, appelée par la France à financer le projet à hauteur de 40 %, au lieu des 6 % prévus dans le cadre du PPP…

 

Ces budgets, comme ceux de l’Etat et des collectivités sont autant de ressources qui n’iront pas vers d’autres investissements, c’est le prix à payer pour abandonner le projet de PPP qui disposait d’autres vertus tout aussi importantes : l’implication du secteur privé avec la recherche de couts de construction et de maintenance maitrisés dans la cadre d’une recherche de rentabilité basée par ailleurs sur une commercialisation dynamique.

 

Après de longs mois d’incertitude, le calendrier va donc s’accélérer. Le lancement des travaux pourrait intervenir en 2017 pour une mise en service du canal en 2023 ;

 

Thierry Lidolff et Jean Armand

 

 

PLAN DE FINANCEMENT :

 

-       Coût du chantier : 4,5 milliards d'euros
-       L'Etat : 1,7 milliard d’euros
-       Les Régions Ile-de-France : 200 millions d’euros, Nord Pas-de-Calais : 220 millions d’euros, Picardie : 80 millions d’euros
-       Les Départements Nord : 200 millions d’euros, Pas-de-Calais : 130 millions d’euros,  Oise : 100 millions d’euros, Somme : 70 millions d’euros
-       Subvention attendue de l’Europe : 1,8 milliard d’euros

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