Des écotaxes locales ?

Apres l’abandon de l’Ecotaxe, et ce que certains observateurs de la vie publique qualifient         d’échec de la  gouvernance, l’idée de péages locaux …

…se développe.  L’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), dans un rapport de juin 2014, promeut le système : « Quelle que soit la ville, la mise en place d’un péage de cordon ou de zone réduit le trafic (de 15 à 85 %), en général de façon pérenne. »

 

Lyon, Lille, et d’autres 

 

Lyon, métropole européenne, très  engorgée, est  pointée – parmi d’autres villes -  du doigt par l’Europe pour sa pollution. Elle relance l’étude d’un dispositif de péage.

 

Il en est de même à Lille ou  l’idée d’un péage urbain aux portes de Lille est étudiée.

 

Il sera intéressant d’observer le jeu des acteurs sur un tel sujet, la Région, les villes concernées, la Métropole, mais aussi l’Etat.

 

Un écueil possible ?

 

Le  risque existe-t-il  que l’Etat impose, comme on le voit de plus en plus souvent sa décision, même quand l’enjeu est principalement local, et que les débats et les responsabilités eux aussi relèvent du territoire?

 

Des portiques « style Ecotaxe » ?

 

l’IFSTTAR,  considère qu’il serait absurde d’installer des péages comme sur les autoroutes : le système ralentirait le trafic au lieu de le fluidifier. C’est donc  la valorisation  des portails installés sur les autoroutes pour l’écotaxe qui pourrait faciliter le projet. Bien sur certains portails seraient à repositionner.

 

Une reconversion refusée de l’Ecotaxe

 

Nous souhaitons faire remarquer que Jean Poulit avait, au moment où le Ministre décrétait sans débat  que l’Ecotaxe était abandonnée, proposé que l’organisation soit conservée et adaptée à d’autres projets de péage et de gestion des flux. Sa proposition n’a pas été entendue. Nous publions ci-contre un article de la Voix du Nord concernant le projet Lillois.

 

Avertissements pour 2015

 

L'écotaxe ne cessera de ´´hanter'´ notre panorama financier dans une année 2015 que la directrice générale du FMI Christine Lagarde qualifie, dans un article paru le 24 janvier 2015 dans le HuffingtonPost «  d'année de tous les dangers » ; notre indécision, puis ce redoutable revers de la suppression de l'écotaxe auront un prix.

 

Colin Nohant

 

 

 « Un péage autour de Lille pour faire sauter les bouchons : l’idée mérite réflexion

 

« Damien Castelain, le président de la Métropole européenne de Lille (ex-LMCU), l’a évoqué la semaine dernière. Mais impossible d’en savoir plus sur son « péage urbain ». Sur le papier, il panserait plusieurs maux : la congestion du trafic, la pollution… tout en assurant une source de financement.

 

C’est une petite phrase, lancée par Damien Castelain, coincé dans les bouchons. Et revoilà le « péage urbain ». Répandu en Europe du Nord, en Angleterre, ou en Italie, il n’existe pas en France. Même si. Lyon, aussi métropole européenne, aussi engorgée, aussi pointée du doigt par l’Europe pour sa pollution, vient d’en relancer l’étude.

 

1. C’est quoi ? C’est une zone à laquelle on accède en payant un droit d’entrée. À Londres, à Milan, il protège l’hypercentre des voitures. À Lille, le péage urbain pourrait plutôt être installé à la périphérie : « Le plan de déplacements urbains de la métropole a limité le trafic dans le centre-ville pour le reporter sur les grandes voies », analyse Philippe Rigaud, directeur de l’IFSTTAR, le centre de recherche sur les transports, basé à Villeneuve-d’Ascq.

 

2. Où ? C’est la question clé : comment délimiter le cordon payant autour de la métropole ? Sachant que le péage urbain doit être annoncé en amont pour permettre aux véhicules en transit d’emprunter d’autres itinéraires : « Les camions qui viennent de l’Île-de-France vers Anvers ou Rotterdam doivent pouvoir sortir avant, sur l’A2, vers Valenciennes et Bruxelles mais il faut mener des études sur le report du trafic », scande encore le chercheur. D’où la nécessaire concertation avec l’État, la Région, les collectivités locales, les entreprises et les usagers.

 

3. Qui doit payer ? Les usagers en transit, ceux qui vont travailler, sachant que ces derniers sont ceux qui créent le plus de bouchons ? Doit-on restreindre le péage aux heures de pointe ? Cela pourrait pousser les entreprises à cadencer les horaires mais exige une vaste consultation. Et de la pédagogie car il rajoute un coût à la route. La congestion de Lille coûte 1,4 milliard d’euros par an. Aujourd’hui, c’est toute la collectivité qui paie, demain seulement les usagers ? Ils pourraient aussi faire mieux respirer la métropole.

 

Pour les élus, « cela mérite encore réflexion »

 

Une chose est sûre : l’idée d’un péage urbain aux portes de Lille est bien sur la table des élus. En vérité, il n’en est jamais parti. Mais les pressions se font plus fortes pour que les responsables y réfléchissent vraiment. Elles viennent par exemple de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Dans un rapport publié en juin dernier, l’organisme promeut le système : « Quelle que soit la ville, la mise en place d’un péage de cordon ou de zone réduit le trafic (de 15 à 85 %), en général de façon pérenne. » Alléchant…

 

Nouveau vice-président de la MEL en charge des transports, Gérald Darmanin reconnaît que les conseillers communautaires travaillent sur « le sujet compliqué de la thrombose de la métropole ». Non sans préciser, avec un poil de malice, que ce problème « n’a jamais été réglé auparavant ». Petit tacle en passant à son prédécesseur, le Vert Éric Quiquet. Et bien sûr à Martine Aubry. Mais, pour l’heure, le maire de Tourcoing ne dira pas s’il est pour ou contre un péage urbain. Il refuse de prendre position « tant que nous n’avons pas de retours sérieux sur nos échanges et nos études ».

 

Pas d’idéologie sur le sujet

 

La Région est elle aussi partie prenante dans la réflexion. « Ça ne date pas d’hier », précise Dominique Plancke. L’écologiste ne fera pas « d’idéologie sur le sujet. Je remarque juste que la configuration géographique de la métropole, et plus largement le positionnement des axes qui desservent la région, rend le scénario compliqué : où mettre l’anneau au-delà duquel les usagers devront payer ? Ce n’est pas simple ». Pour Dominique Plancke, le péage urbain pose aussi un autre souci, qui relève de la discrimination : « On ferait payer ceux qui sont partis habiter loin de la proche couronne de Lille, parce que les prix des logements ne leur permettent pas de faire autrement. »

 

Bref, pour le VP, le sujet mérite encore réflexion. « Il arrivera certainement dans les discussions, lors du débat public qui va s’ouvrir en avril sur le projet de RER entre Lille et Hénin. » Parier sur les transports publics, l’amélioration de leur offre : c’est le credo d’EELV. D’ailleurs, Dominique Plancke a fait sa petite enquête. Si Damien Castelain avait laissé sa voiture au garage, pris le bus puis le métro pour rejoindre Lambersart depuis Péronne-en-Mélantois, il aurait gagné… 13 minutes. »

 

VIRGINIE BOULET

 

« Comment ça pourrait marcher ?

 

Impensable, selon l’IFSTTAR, d’installer des péages comme sur les autoroutes : le système ralentirait le trafic au lieu de le fluidifier. Le procédé utilisé dans la plupart des pays européens est basé sur des caméras qui scannent automatiquement les plaques d’immatriculation. « À Londres, c’est un péage de zone. Les véhicules qui y pénètrent paient 8 £ (environ 10 €), les riverains 0,80 £ quand ils déplacent leur voiture. Tous doivent s’enregistrer dans une base de données. Et les propriétaires des plaques qui n’y figurent pas sont verbalisés à leur domicile », explique Philippe Rigaud. Cela implique que tous les fichiers, au moins européens, soient connectés.

 

Ce système pourrait permettre de valoriser les portails installés sur les autoroutes pour l’écotaxe, abandonnée. Tous sont équipés de caméras mais devraient sans doute être repositionnés sur le cordon payant autour de la métropole. »

 

PUBLIE PAR MARIE VANDEKERKHOVE

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