Le gouvernement espagnol mise sur le gaz de schiste

Le gouvernement espagnol a décidé de tout miser sur la fracturation hydraulique, technique permettant d’extraire du gaz…

… et du pétrole de schiste. Et ce malgré la forte opposition de nombreuses plateformes citoyennes et de la plupart des régions concernées, notamment la Catalogne, qui ne veulent pas de cette technologie contestée.

 

Un bras de fer entre le local et le national

 

Le bras de fer dure depuis presque deux ans. Pour tenter de conter les oppositions  locales, le ministre de l’industrie et de l’énergie, José Manuel Soria, a introduit, fin 2014 plusieurs modifications à la loi sur les hydrocarbures.

 

Plus de 70 permis de recherche ont déjà été autorisés et autant sont  en cours d’instruction.

 

Une  taxe serait prélevée sur l’extraction des hydrocarbures (à hauteur de 8 %) et financerait  les territoires concernés. Quant aux propriétaires de l’emprise, ils pourraient retirer une rémunération de l’exploitation à laquelle ils seraient associés.

 

L’Espagne importe 99% de ses besoins en hydrocarbures

 

L’Espagne est  l’un des pays européens, après la Pologne et le Royaume-Uni, les plus favorables à l’exploitation des gaz de schiste.

 

L’enjeu est considérable, car l’Espagne importe 99 % des hydrocarbures dont le pays a besoin. Or un rapport du conseil supérieur des écoles d’ingénieurs de mines de Madrid évalue, même si aucune recherche n’a encore eu lieu,   les réserves de gaz de schiste à quatre décennies de la consommation  du pays.

 

Le rapport de l’Institut de recherches géologiques et minières espagnol (IGME) est moins favorable. Il souligne les risques de contamination des eaux souterraines, de  pollution de l’air  et de mini-séismes.

 

L’opposition des régions et l’instrument de la loi

 

Bien que les régions ne disposent pas de compétence en matière énergétique, elles se mobilisent contre l’Etat.

 

Le gouvernement catalan a modifié la loi sur l’urbanisme pour empêcher toute infrastructure nécessaire à la fracturation hydraulique. En Andalousie, le Parlement envisage un moratoire de deux ans interdisant la fracturation hydraulique. Au Pays basque,  favorable à l’exploitation du gaz de schiste, la mobilisation populaire est forte.

 

Jean Armand

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