Financer le futur : développer les infrastructures en Afrique Centrale

La conférence qui s’est réunie à Yaoundé, Cameroun, le 10 Mars 2014 a rassemblé des décideurs de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), des experts issus d’institutions internationales et des représentants du monde universitaire et du secteur privé. L’objet était d’etudier les modalités de financement des infrastructures en Afrique centrale.


Ce fut l'occasion de passer en revue les moyens de dégager les ressources nécessaires au financement de projets d’infrastructure…    

… examiner leurs modes de financement à long terme à travers les emprunts classiques et syndiqués et les émissions obligataires.


C’était aussi l’occasion de développer  les opportunités pouvant découler de partenariats public-privé (PPP). La conférence a, entre autres, examiné  l'équilibre nécessaire entre le développement des infrastructures, y compris les coûts de maintenance, et la viabilité de la dette.


Voici le texte du Bulletin du FMI publié en mars 2013 à l’occasion d’une Conférence Régionale sur ces sujets :

 

« L’investissement en infrastructure peut accroître les échanges intra-régionaux en Afrique


Les ressources naturelles et les produits de base sont de puissants moteurs de croissance à court terme


L’Afrique peut stimuler la croissance en investissant dans l’énergie et le capital humain »


Les pays africains misent sur l’amélioration de leurs infrastructures et la gestion de leurs ressources naturelles pour promouvoir une croissance solidaire et diversifiée.


Lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion de l’Assemblée annuelle du FMI et de la Banque mondiale, à Washington, plusieurs Ministres des Finances d’Afrique ont souligné que le continent devait renforcer la mise en œuvre des réformes structurelles afin de maintenir les taux de croissance moyens d’environ 5 % de ces dernières années et de réduire sensiblement la pauvreté.


Les ministres ont également rappelé que la situation économique mondiale actuelle influait sur la croissance de l’Afrique. «Nous craignons que l’intensification des risques baissiers qui pèsent sur l’économie mondiale n’aient des retombées négatives sur les flux commerciaux de l’Afrique et sur les possibilités de financement. Nous sommes également préoccupés par les incertitudes liées au retrait des politiques monétaires non conventionnelles et par les conséquences dévastatrices que pourraient avoir les problèmes budgétaires aux États-Unis qui, s’ils restaient sans réponse, pourraient faire dérailler la fragile reprise observée l’an dernier dans le monde», a déclaré M. Amara Konneh, Ministre des Finances du Liberia.


Se situant dans une perspective à moyen terme, les ministres ont également noté les considérables efforts déployés par les pays africains pour enrichir leur capital humain par le biais de l’enseignement et de la formation afin de faire reculer la pauvreté. Ils ont cependant reconnu qu’il fallait faire plus. «Nous avons constaté que notre système éducatif avait des défaillances, que la formation professionnelle n’était pas adaptée. Notre système éducatif doit être réformé pour pouvoir répondre aux besoins de notre économie, pour pouvoir répondre aux besoins de notre société», a déclaré M. Luc Oyoubi, Ministre de l’Économie, de l’emploi et du développement durable du Gabon.


M. Armando Manuel, Ministre des Finances de l’Angola, a signalé aux journalistes que son pays avait mis en œuvre un plan de formation de la fonction publique dans le cadre de son programme national de développement. «Une nouvelle stratégie a été engagée car l’Angola a compris que la richesse d’un pays ne se mesure pas uniquement à l’aune de ses ressources naturelles, mais aussi à celle de son capital humain. C’est là un défi que le pays a entrepris de relever, pour former une main-d’œuvre qualifiée, de manière à atteindre les objectifs de développement économique», a déclaré M. Manuel.


M. Luc Oyoubi et M. Daniel Kablan Duncan, Premier Ministre et Ministre des Finances de la Côte d’Ivoire, ont en outre indiqué que leurs pays comptaient devenir émergents à l’horizon 2015 et 2020, respectivement. »


Pallier le déficit d’infrastructures.


« Les ministres ont en outre souligné combien il était important de corriger le déficit d’infrastructures de l’Afrique. M. Konneh a précisé que le continent avait besoin d’ambitieux projets d’infrastructure pour libérer son potentiel de croissance. «Il convient de rappeler ici que se déplacer d’une région à l’autre au sein d’un même pays, ou d’un pays à un autre est pratiquement un droit fondamental; voyager d’un pays à un autre, cela est indispensable pour les échanges commerciaux, pour la vie des entreprises et pour le partage des connaissances et des innovations», a-t-il ajouté.


M. Manuel a déclaré que son pays avait engagé des réformes dans le secteur énergétique pour accroître l’approvisionnement en énergie, ainsi que dans le secteur de la logistique, afin d’améliorer les systèmes portuaires, routiers et ferroviaires. «Nous nous efforçons d’assurer la continuité ou la création des infrastructures de base nécessaires à l’amélioration du climat des affaires, de manière à produire des indicateurs propres à attirer l’investissement privé», a-t-il signalé.


Le Premier Ministre de la Côte d’Ivoire, M. Duncan, a précisé que son pays gérait ses réserves pétrolières de manière à devenir un producteur pour la région. Il a ajouté que la Côte d’Ivoire travaillait en étroite collaboration avec plusieurs autres pays de la région, dont le Ghana, le Togo, la Sierra Leone et le Liberia, pour approvisionner en électricité l’Afrique de l’Ouest. »


L’impérative gestion des ressources naturelles.


« Les ministres ont également insisté sur l’importance des ressources naturelles pour assurer la croissance à court terme de l’Afrique. M. Oyoubi a déclaré que les exportations de pétrole avaient aidé le Gabon à atteindre un taux de croissance de 6 % cette année. «Mais nous ne nous faisons pas d’illusions, le pétrole ne durera pas une éternité et le prix du pétrole peut à tout moment se retourner. C’est pour cela que nous avons mis en place un ambitieux programme intitulé Plan Stratégique Gabon Émergent» a-t-il précisé. Il a noté que le Gabon entendait diversifier son économie pour ne plus dépendre du pétrole, en renforçant son capital humain et sa gouvernance.


M. Konneh a signalé que le secteur minier du Liberia devait devenir une importante source de croissance. Il a cependant ajouté que l’expansion des activités non minières, et notamment de l’agriculture, serait cruciale pour assurer une croissance généralisée et solidaire. «Les ressources naturelles continuent de jouer un rôle important dans notre économie. Le minerai de fer, le bois et le caoutchouc dominent nos exportations. La gestion de ces ressources naturelles devient donc primordiale pour l’État et l’accès à la terre va être fondamental», a-t-il ajouté.


M. Armando M. Manuel a déclaré que l’Angola avait tiré les enseignements de la crise financière mondiale et ajusté sa politique budgétaire afin de créer la marge de manœuvre nécessaire pour protéger l’économie de la volatilité des cours du brut. «Nous avons créé le fonds souverain angolais pour mettre l’épargne au service des générations à venir, encourager la diversification de l’économie et offrir des instruments pour une plus grande stabilité nationale», a-t-il conclu.

 

Jean Armand

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